Un licenciement économique n’est jamais une nouvelle facile à recevoir. La rupture est rarement choisie, et elle bouscule des repères construits parfois sur plusieurs années. Pourtant, derrière cette page qui se tourne, beaucoup de salariés découvrent une opportunité inattendue : celle de reprendre la main sur leur trajectoire professionnelle et de se former à un métier qui leur ressemble davantage.
Le tourisme fait partie de ces secteurs vers lesquels les profils en reconversion se tournent de plus en plus. Voici pourquoi, et surtout comment financer ce nouveau départ.

Le licenciement économique, un tremplin plus qu’une impasse
Quand le licenciement intervient pour motif économique, vous n’êtes pas livré à vous-même. Plusieurs dispositifs ont été pensés précisément pour transformer cette période en transition constructive, avec un accompagnement renforcé et, bonne nouvelle, des aides au financement dédiées.
Le moment est souvent plus propice qu’il n’y paraît. Vous disposez d’un temps que vous n’aviez pas en poste, d’un accompagnement personnalisé, et d’allocations qui sécurisent votre quotidien pendant que vous vous formez. C’est précisément ce cadre qui rend la reconversion réaliste, et non un saut dans le vide.
CSP ou congé de reclassement : un accompagnement selon la taille de votre entreprise
Si vous êtes concerné par un licenciement économique, votre employeur a très probablement l’obligation de vous proposer le Contrat de sécurisation professionnelle, le CSP. Ce dispositif s’adresse aux entreprises de moins de 1 000 salariés, ainsi qu’à toutes les entreprises en redressement ou liquidation judiciaire, quelle que soit leur taille.
Concrètement, le CSP vous offre trois leviers précieux pour réussir votre reconversion :
Une allocation plus avantageuse. L’Allocation de sécurisation professionnelle (ASP) est plus élevée que l’allocation chômage classique pour les salariés justifiant d’au moins un an d’ancienneté, et elle est versée sans différé. De quoi aborder votre formation l’esprit plus tranquille.
Un accompagnement renforcé et personnalisé. Un conseiller dédié vous suit pendant douze mois pour construire et concrétiser votre projet, qu’il s’agisse d’un retour à l’emploi, d’une reconversion ou d’un projet entrepreneurial. Un bilan de compétences peut également être réalisé.
Un accès prioritaire à la formation. Le CSP finance des formations adaptées aux besoins du marché, avec un objectif clair : raccourcir la durée d’inactivité et accélérer votre rebond.
Le dispositif a été prolongé jusqu’à fin 2026, ce qui confirme son utilité pour les salariés qui souhaitent saisir cette période pour changer de cap.
Si vous travaillez dans une entreprise de 1 000 salariés ou plus, c’est un autre dispositif qui s’applique : le congé de reclassement. La logique reste la même, à savoir un accompagnement renforcé pour préparer la suite, mais quelques différences sont à connaître. L’accompagnement est ici assuré par une cellule de reclassement, souvent confiée à un cabinet externe spécialisé, et l’ensemble est financé par votre employeur et non par France Travail. Le congé de reclassement vous permet lui aussi de suivre une formation, de réaliser un bilan de compétences ou de préparer une reconversion, tout en restant rémunéré pendant plusieurs mois. À noter : cette obligation ne s’applique pas aux entreprises en redressement ou liquidation judiciaire, qui relèvent alors du CSP. Nous détaillons les modalités de ces dispositifs sur notre page dédiée aux aides au financement de la formation.
Le Projet de Transition Professionnelle, pour viser une formation certifiante
Au-delà du CSP, le Projet de Transition Professionnelle (PTP), géré par les associations Transitions Pro, est l’un des dispositifs les plus protecteurs pour financer une reconversion. Il a remplacé l’ancien CIF et s’adresse aux salariés du secteur privé qui souhaitent se former à un nouveau métier via une formation certifiante.
Son grand atout : le maintien de la rémunération pendant toute la durée de la formation. En 2026, si votre salaire de référence est inférieur ou égal à deux fois le SMIC brut mensuel, vous conservez 100 % de votre rémunération. Au-delà de ce seuil, le maintien est de 90 %. Les frais pédagogiques sont eux aussi pris en charge.
Pour être financée dans ce cadre, la formation doit être certifiante, c’est-à-dire enregistrée au RNCP ou au Répertoire spécifique. C’est exactement le cas de nos programmes, conçus pour déboucher sur des compétences immédiatement reconnues sur le marché.
À noter : un projet bien construit augmente nettement vos chances d’obtenir un financement. Certaines situations sont même considérées comme prioritaires, et viser un métier qui recrute fait partie des critères examinés par la commission.
Et les autres dispositifs
Selon votre situation, d’autres leviers peuvent compléter votre financement. Le Compte personnel de formation (CPF) peut être mobilisé, parfois en complément du CSP ou du PTP. France Travail accompagne également les demandeurs d’emploi dans le financement de leur formation. Et le Conseil en évolution professionnelle (CEP), gratuit et ouvert à tous, vous aide à structurer votre projet en amont. Nous pouvons vous orienter vers la combinaison la plus adaptée à votre profil.
Pourquoi choisir le tourisme aujourd’hui
Soyons honnêtes : le tourisme évolue dans un contexte géopolitique et économique qui appelle de l’agilité. Mais c’est précisément ce qui en fait un secteur passionnant et porteur pour qui souhaite s’y reconvertir.
Le tourisme est en pleine transformation. La transition numérique redessine les métiers, de la commercialisation à la relation client, en passant par la donnée et l’intelligence artificielle. La transition durable, elle, fait émerger de nouvelles façons de concevoir le voyage, plus responsables et plus locales. Ces mutations créent un besoin constant de profils capables de comprendre ces évolutions et d’y répondre.
C’est aussi un secteur qui recrute et qui offre des débouchés variés : production et distribution de voyages, hôtellerie et hébergement, tourisme d’affaires, marketing et communication, management d’équipes, développement de projets innovants. La diversité des métiers permet à chacun de trouver une voie alignée avec son expérience passée et ses aspirations.
Pour une personne en reconversion, c’est une vraie richesse : vos compétences acquises ailleurs, en commerce, en gestion, en relation client ou en management, trouvent ici un nouveau terrain d’application, valorisé par une formation adaptée.
Nos programmes pour construire votre reconversion
À l’ESCAET, nous formons depuis des années les professionnels du tourisme et de l’hospitalité. Nos parcours Bachelor (Bac+3) et MBA (Bac+5), certifiés RNCP, sont accessibles dans le cadre de la formation professionnelle continue et compatibles avec les dispositifs de financement présentés ci-dessus.
Notre approche s’appuie sur une connaissance fine du secteur et de ses transformations, pour vous donner les compétences réellement attendues par les entreprises aujourd’hui. Et si vous disposez déjà d’une solide expérience dans le tourisme, sachez que la validation des acquis de l’expérience (VAE) peut vous permettre de faire reconnaître vos compétences par un diplôme, sans repasser par la case formation longue.
Parlons de votre projet
Chaque reconversion est unique, et le bon dispositif dépend de votre situation précise. Vous vous interrogez sur votre éligibilité au CSP, au PTP, ou sur le financement de votre formation ? Vous souhaitez savoir quel programme correspond le mieux à votre parcours ?
Contactez-nous. Nous échangeons avec vous sur votre projet, vos options de financement et la formation la plus adaptée pour faire de cette transition une vraie réussite.



