Anaïs Martinière-Heuzé, créatrice de voyages

Aujourd’hui chef de produit touristique, Anaïs Martinière-Heuzé a découvert tardivement que sa place était dans l’industrie du tourisme. Après une année à l’ESCAET, elle entre directement chez Voyage Privé, l’agence de voyages haut de gamme en ligne, où elle imagine les meilleurs séjours pour ses clients.

 

Trouver sa voie

D’abord intéressée par le commerce international, Anaïs effectue un BTS commerce international puis une formation en transports aériens et maritimes de marchandises à l’ISTELI.  

Une fois son diplôme en poche, elle dépose ses valises à Malte pour 6 mois. En travaillant auprès d’un fleuriste, elle découvre le monde de l’hôtellerie : c’est là que naît sa passion pour le tourisme. A son retour en France, Anaïs veut travailler dans ce secteur mais avant, elle a besoin d’un diplôme. Elle choisit alors l’école la plus réputée dans le tourisme : l’ESCAET

A mon arrivée à l’ESCAET, je ne connaissais pas le monde du tourisme. J’ai tout appris là-bas, et bien plus encore. On découvre une grande diversité de métiers et de secteurs d’activité. Ce n’est pas parce qu’on aime les voyages qu’on connaît cette industrie ! Ce fut une année extrêmement intéressante, avec beaucoup de rencontres professionnelles et de cas pratiques pour être rapidement opérationnel”, se souvient Anaïs.

Son meilleur souvenir, c’est sans conteste le projet de Terra Group. Le but était de créer un voyage sur le thème de l’expérience et de le présenter à la société. Son groupe avait choisi de proposer une expédition en Patagonie. Ce qu’elle a préféré dans ce projet, c’est la variété des tâches. Il fallait s’occuper de la production, de la logistique, de l’achat, de l’hébergement, des activités, du marketing, de l’événementiel, du digital… Une expérience courte mais très enrichissante !

Après son stage chez Idiliz comme chef de produit circuits, Anaïs a la chance d’entrer directement chez Voyage Privé, en CDI.

Exploratrice de destinations

En 2017, Anaïs devient Buyer Assistant chez Voyage Privé. Au bout d’un an, elle prend des responsabilités et est promue Global Buyer Tour Operator. 4 ans et demi après, elle travaille toujours chez Voyage Privé, mais a connu une grande diversité de postes – et de destinations ! 

J’ai occupé plusieurs postes : chef de produit pour la Sicile et la Ligurie, chef de produit circuits puis chef de produit pour le Kenya, le Sénégal, Oman et le Qatar, poste que j’occupe depuis 3 mois. J’ai changé plusieurs fois car je préfère développer de nouvelles destinations plutôt que travailler sur des régions déjà en place. J’adore le challenge !”, explique t-elle.

Connaissant déjà bien le Kenya et le Sénégal (elle parle même un peu wolof), Anaïs a naturellement été choisie pour gérer ces destinations. Passionnée par l’Afrique, elle espère continuer de dénicher des séjours dans ce pays.

Le voyage comme travail

Dans le cadre du développement des nouveaux pays, elle est amenée à voyager. Elle teste les destinations proposées sur Voyage Privé entre 3 et 4 fois par an. En tant que chef de produit, elle est aussi garante de la qualité des voyages proposés aux clients. 

Je dois me rendre à Oman à la fin du mois de mars, je ne connais pas encore le pays. Ce voyage me permettra de nouer des partenariats avec les agences réceptives et les hôtels sur place”, explique Anaïs.

En plus de ces visites de pays, elle lance régulièrement des produits pour faire connaître ces petites destinations aux clients. Plusieurs mois sont nécessaires pour constater si une destination fonctionne ou pas. Ce qu’elle aime par-dessus tout ? Créer de A à Z des offres packages, avec vol et hôtel compris. 

Parfois, les voyages professionnels réservent des surprises. Des anecdotes, Anaïs en a des tonnes, mais la plus comique est celle-ci : 

L’an dernier, lorsque j’étais en charge de la Sicile et de la Ligurie, je me suis rendue en Italie. Le problème ? Je ne parle pas un mot d’italien ! J’ai visité un hôtel pour établir un contact, mais la responsable ne parlait ni anglais, ni français. Ce fut un grand moment de solitude. Nous avons parlé avec les mains et à l’aide de Google Traduction, mais nous n’avons pas pu avoir de vraie discussion”, raconte Anaïs.

 

Voyager c’est évoluer

Grâce à son passage à l’ESCAET, Anaïs a réussi à concilier ses 2 passions : le voyage, qu’elle a depuis toute petite, et le tourisme, découvert il y a maintenant quelques années. 

J’ai eu la chance de commencer à voyager avec mes parents lorsque j’étais enfant. J’ai toujours adoré rencontrer de nouvelles personnes, des cultures différentes et d’autres modes de vie. Aujourd’hui, je voyage seule et je vais de plus en plus loin. J’ai visité une vingtaine de pays dans tous les continents, sauf l’Océanie”, déclare-t-elle.

Voyager, c’est évoluer” ; Anaïs ne peut qu’être d’accord avec cette citation de Pierre Bernardo. Pour elle, on grandit à chaque voyage, en rencontrant des gens ou en se rencontrant soi-même. Si la crise sanitaire a ralenti son rythme de voyage, elle compte bien recommencer à voyager comme avant, c’est-à-dire 4 à 6 voyages par an ! 

Si elle adore voyager, elle ne compte pas s’installer à l’étranger. Ce qu’elle préfère dans le voyage, c’est rentrer chez elle, à Aix-en-Provence, et retrouver son confort. Le voyage lui a fait prendre conscience de sa chance de vivre dans un pays riche, tant au niveau médical qu’au niveau alimentaire.

Une seule destination ne l’intéresse absolument pas : Mars. “Il y a déjà trop de choses à visiter sur Terre !”, plaisante Anaïs.

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