Regards croisés sur le dispositif des compagnons de route à l’ESCAET

Qui êtes-vous ?

Sophie Martinez (SM) : Je m’appelle Sophie Martinez et je me définis comme une curieuse insatiable. Ancienne étudiante en Bachelor à l’Escaet, j’ai été diplômée en 2017. A la suite de cela, j’ai obtenu mon premier poste en revenue management à Singapour avec le groupe hôtelier Accorhotels. Je vis aux Pays-Bas depuis un an. Je travaille pour le Sofitel Legend The Grand à Amsterdam en tant que directrice revenue management. Mon travail consiste à établir des stratégies à long et moyen termes afin d’optimiser les revenus de l’hôtel (revenus chambres, restauration, spa, salles de réunion) tout en prenant en compte l’importance de la satisfaction de notre clientèle. C’est un poste très central qui requiert une excellente communication avec les autres départements de l’hôtel. Je suis aujourd’hui compagnon de route pour plusieurs étudiants de l’ESCAET, dont Alice.

Alice Lenfant (AL) : Bonjour, je m’appelle Alice, j’ai intégré l’ESCAET cette année en MBA1 après avoir validé ma licence de chinois. J’ai toujours aimé voyager grâce à mes parents qui m’ont transmis cette curiosité sur le monde extérieur et qui a fini par devenir une passion. Et quoi de mieux que de faire de sa passion son métier ? C’est pour cela que j’ai intégré l’ESCAET, avec pour projet de contribuer au développement du tourisme en Afrique une fois diplômée. Et même dès cette année puisque je cherche mon stage dans cette voie. Dans le cadre des compagnons de route, je suis accompagnée par Sophie.

 

Sophie, pourquoi as-tu souhaité participer à l’accompagnement d’étudiants via ce dispositif de compagnonnage ?

SM : Il est essentiel pour moi de transmettre aux jeunes générations. J’ai moi-même été aidée, conseillée et je pense que lorsque l’on reçoit il faut également donner. C’est toujours à double sens.

C’est pourquoi j’ai souhaité faire partie du compagnonnage : chacun doit se faire sa propre expérience mais si mes conseils peuvent faciliter une meilleure compréhension de ce qui peut être important dans la vie ou d’ouvrir une réflexion ou d’autres perspectives, alors j’en serai très satisfaite.

J’espère leur transmettre l’importance de la force de volonté : rien n’est facile et c’est en ne lâchant rien que l’on peut y arriver. S’interroger sur qui l’on souhaite être en tant que collègue, manager ou leader est aussi une réflexion que je partage avec eux : le questionnement sur notre savoir-être car le savoir-faire ne fait pas tout.

 

Comment se déroulent les échanges entre compagnon de route et apprenants ?

SM : Nous nous sommes vus en ligne en groupe et nous continuerons avec des échanges individualisés. Je leur ai envoyé quelques références de livres et podcasts qui m’ont personnellement apporté une ouverture d’esprit.

Enfin, je leur donne des astuces que j’ai apprises lors de mon parcours professionnel pour par exemple se préparer à des entretiens d’embauche.

AL : Sophie nous a proposé une rencontre collective en visioconférence, nous étions trois MBA1 et un MBA2. Elle s’est présentée à nous ainsi que son parcours. C’était un échange très convivial au cours duquel on a pu apprendre des uns et des autres. J’avais quelques a priori au départ puisque les missions menées par Sophie au sein de son activité professionnelle sont très différentes de mes aspirations mais ils se sont vite estompés grâce à la souplesse de Sophie qui a su s’adapter à nos différents profils et créer une séance d’échanges très constructive. J’ai tout de suite apprécié sa personnalité et sa rigueur. Elle nous a expliqué le déroulé et les étapes de son parcours en nous délivrant à mesure des conseils et des bonnes pratiques, aussi bien pour les cours, que la façon d’aborder ses candidatures à des stages et emplois, son attitude à un entretien, ou même des bonnes pratiques au quotidien.

J’ai compris que finalement même si notre compagnon de route n’exerce pas, ou n’a pas exercé, dans le domaine dans lequel on se projette ce n’est pas si important car les conseils qu’ils peuvent nous donner sont, je dirais « universels » et l’on peut apprendre de leurs parcours. Ils peuvent également nous mettre en relation avec d’autres membres de leur réseau comme a pu le faire Sophie avec moi.

 

Alice, penses-tu garder contact avec ton compagnon de route par la suite ?

AL : Bien-sûr, nous restons en contact. Le premier échange avec Sophie s’est très bien déroulé et elle s’est montrée attentive et ouverte, ce qui me donne envie de continuer nos échanges. Elle est totalement engagée dans ce dispositif « compagnon de route » pour nous aider et nous accompagner dans notre parcours. Cela est agréable d’avoir une interlocutrice privilégiée, qui plus est une ancienne de l’école, qui peut donc parfaitement nous comprendre dans notre parcours et nos questionnements.
C’est une très bonne initiative de la part de l’ESCAET et que je conseille de réitérer 😊

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