Ils ont tout quitté pour se lancer dans le tourisme (3/3) : “En ayant vécu à l’étranger, ma passion s’est développée”

Être son propre patron, se tourner vers un métier-passion, accéder à des postes à responsabilité ou encore retrouver du sens à leur vie professionnelle, voici quelques-unes des raisons qui poussent certains salariés à changer de travail et de vie. Et pour cause, ils seraient plus d’un tiers (33%) à vouloir changer de poste en 2019, selon une récente étude réalisée par Cadremploi/Ifop. D’après cette même étude, 39% d’entre eux ont effectué une démarche active au cours des six derniers mois : consultation d’offre d’emploi, candidature, entretien. Mais pour certains, qui souhaitent accéder à des postes à responsabilité ou changer radicalement de secteur, la reprise d’études est quasi inévitable. “Beaucoup de personnes se retrouvent à changer de voie et beaucoup se retournent vers le tourisme, après un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) soit par passion pour le secteur”, rapporte Laurie Larchez, directrice partenariats et développements et responsable du MBA de l’Escaet destiné aux professionnels en reconversion professionnelle ou aux employés du tourisme qui souhaitent grimper en compétence.

L’établissement aixois propose aux professionnels en reconversion, un MBA (Master of Business Administration) spécialisé dans les voyages de loisirs, d’affaires ou encore dans l’événementiel. “La formation apporte aux participants une connaissance aboutie des stratégies des entreprises de l’industrie du tourisme et des voyages autour de modules organisés autour de sept blocs de compétence : achat, commercial, digital, gestion de projets it, revenue management, gestion d’entreprise, commercialisation”, rajoute-t-elle. Avant de poursuivre : “La formation est assurée de manière intensive sur un an avec trois mois de cours au sein de notre centre de formation puis six mois de stage afin d’être en totale immersion dans le secteur”. La Provence est partie à la rencontre de ces personnes qui ont décidé de tout quitter pour reprendre leurs études et se consacrer à leur passion, le tourisme.

Chloé Caron : “Le voyage et les langues font partie de mon ADN”

Jusqu’à la fin de son cursus universitaire, Chloé Caron, 31 ans, n’avait qu’un seul souhait : devenir professeur d’espagnol dans l’enseignement supérieur. Une fois son diplôme en poche et après avoir vécu à plusieurs reprises à l’étranger – Espagne, Italie et Maroc – elle prend conscience que son avenir n’était pas tout tracé. “Je ne voulais plus être enseignante, l’enseignement supérieur était un peu trop sclérosant à mon goût”, rapporte-t-elle. Avant de poursuivre : “J’ai voulu me poser et réfléchir au secteur dans lequel je voulais me lancer et le tourisme est apparu comme une évidence. En ayant pas mal vécu à l’étranger, ma passion pour ce domaine s’est développée et puis le voyage et les langues font partie de mon ADN”. Puis une opportunité. “Lorsque je suis repartie dans ma région d’origine, en Champagne, j’ai eu la chance de travailler en tant que guide dans une maison de Champagne. Après avoir travaillé deux ans avec eux, je me suis rendue compte que j’aspirais à un poste avec plus de responsabilités mais il me manquait quelques compétences, d’où mon choix de reprendre mes études”, précise Chloé. Puis, elle découvre l’Escaet et se lance dans l’aventure. Durant sa formation au sein du MBA, elle perfectionne ses compétences et développe une vision à 360° du secteur. Désormais, la Champenoise en est persuadée, son avenir, c’est bel et bien en tant que chef de projet en événementiel touristique qu’elle le voit.

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Florence Barthe : “Je voulais évoluer en même temps que l’établissement hôtelier qui m’emploie”

Pas de reconversion professionnelle pour Florence Barthe. Le tourisme lui a toujours collé à la peau. Employée depuis 28 ans à l’Intercontinental Carlton de Cannes, elle officie au sein de l’établissement de luxe en tant que responsable des ventes groupes depuis un peu moins de 20 ans. Mais pourquoi s’être lancé dans une formation ? “L’hôtel a actuellement un projet d’extension et de rénovation. Je voulais profiter de cette période de transition pour monter en compétences et évoluer en même temps que l’établissement”, rapporte la quinquagénaire. Une nouvelle aventure dans laquelle l’établissement cannois l’a totalement accompagné. “J’avais des besoins en matière de revenu management mais aussi sur tout ce qui concerne le web marketing et les réseaux sociaux. Sur la partie recherche appliquée sur laquelle le MBA de l’Escaet nous propose de travailler, je suis partie sur un projet qui concerne les centres de convention intégrés aux hôtels de luxe puisque c’est aussi ce que l’on est en train de créer dans notre hôtel”, souligne-t-elle. À présent, Florence Barthe a désormais tout en main pour intégrer le poste tant espérer de manager au sein du nouveau centre de conférences de l’hôtel azuréen.

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